6 octobre 2017 => Classification : 8ème séance plénière
Au préalable de cette séance, à l’initiative de la délégation CGT, s’est tenue une réunion intersyndicale à laquelle la CFDT, la CFE-CGC et FO ont participé ; elles ont réaffirmé l’exigence d’une prise en compte des niveaux de l’éducation nationale dans la classification.
Au cours de cette 8e séance, l’UIMM a manœuvré en contournant les points dits bloquants pour mieux avancer sur son texte. Il est clair que nous sommes aujourd’hui les seuls à soutenir un projet de classification liée aux savoirs et savoir-faire des salariés. Toutes les autres organisations syndicales suivent et assument la conception classifiant le poste ou la fonction tenue.
Néanmoins, la persévérance, de la délégation CGT a créé les conditions d’une entente syndicale sur des éléments convergents ; de toutes, la FTM-CGT a œuvré pour une transparence de ces négociations jusqu’aux salariés et a porté des propositions mises en débat, ce qui a permis de faire bouger les lignes du projet initial de l’UIMM.
Pour la première fois, l’UIMM introduit dans son texte une référence aux cinq niveaux de l’Education Nationale ainsi que ceux du cadre européen des certifications (8 niveaux). Pour autant, ceux-ci ne sont mentionnés qu’à titre indicatif. En l’état, cette avancée ne saurait être acceptable par la FTM-CGT. Elle est bien en deçà d’une véritable reconnaissance des diplômes réclamée par tous.
La 2e évolution de l’UIMM concerne l’association du salarié à la cotation de son poste et son évolution. Initialement, l’UIMM voulait laisser les employeurs seuls décider de la cotation des emplois en informant à minima les salariés sur cette cotation.
3e fait marquant, l’UIMM inscrit dans le texte la question de la prime d’ancienneté dans le huitième thème des négociations. Si cette référence dans le corps du texte de l’accord n’est pas une victoire, il permet de considérer que sur ce point tout reste ouvert. Ce qui sera l’occasion pour la CGT de porter sa proposition de revalorisation de cette prime (1% du salaire réel par année d’ancienneté).
Ces éléments, à mettre à l’actif de quelques points de convergence entre les organisations syndicales, ne retirent rien au fait que nous sommes loin de notre projet de grille de classifications présenté dès le début de la négociation.
Cette dernière se poursuit avec :
- une réunion du groupe de travail le 20 octobre pour finaliser « le référentiel d’analyse des emplois » (grille de critères classants),
- une prochaine réunion plénière de négociation le 17 novembre prochain sur ce thème des classifications.
Tout continue donc de reposer sur le rapport de forces, son niveau et notre capacité à rassembler une majorité de salariés. Cela nécessite des explications, de faire vivre nos propositions contenues dans notre Convention Collective Nationale.
Faire bouger les lignes reste possible ! Le 13 octobre sera un élément déterminant ! Une brèche a été ouverte par les routiers qui ont montré par leur lutte que le patronat peut reculer !