Pour une forte mobilisation le 16 novembre 2017 contre les ordonnances « Macron »

Pour que les générations futures ne vivent pas comme au siècle dernier !!

Le fondement du Code du travail est de rééquilibrer la relation de travail entre un.e salarié.e et un employeur, marquée par le lien de subordination, en dotant la.le salarié.e  de protections et garanties.  En aucun cas, un marché du travail assoupli ne crée de l’emploi. Affaiblir les droits et protections des salarié.e.s revient à permettre le dumping social et au final, à affaiblir aussi le tissu d’entreprises mises en concurrence.

Depuis l’élection du président Macron, nous assistons à la mise en place d’une série de réformes ultralibérales qui cassent tous nos conquis sociaux. Ces derniers ont pourtant permis de faire progresser notre société, d’élever les  conditions de vie et de travail des salarié.e.s, de gagner l’allongement de l’espérance de vie (…)

Pour la CGT la page des ordonnances n’est pas tournée.

La nouvelle réforme du droit du travail à travers toute une série de décrets en préparation est une transformation profonde des relations entre la.le salarié.e et l’employeur. Ces mesures visent à généraliser la précarité, faciliter les licenciements, détourner les règles de négociation, de représentation et de défense collectives des salarié.e.s.

Cette réforme remet en cause des dispositions fondamentales pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Les décrets ne sont pas encore publiés que le gouvernement lance une autre série de réformes sur la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage, avant de s’attaquer aux retraites (…)

Cette attaque contre le Code du travail et le statut des salarié.e.s repose sur 3 piliers :
  • simplification des modalités de licenciement individuel et collectif,
  • fusion des instances représentatives du personnel et réduction du champ d’intervention,
  • renvoi de la négociation qui jusqu’à présent relevait de la branche au niveau de l’entreprise (le Medef se voit offrir l’opportunité de créer un « Code du travail » par entreprise, voire par salarié.e).

Une politique menée au service du patronat et de la finance !

Le gouvernement n’agit que pour transformer notre société en profondeur et l’adapter coûte que coûte aux exigences du capitalisme mondialisé et financiarisé.

C’est bien dans cette logique que le gouvernement a mis en route le rouleau compresseur de la destruction sociale en s’attaquant à notre Code du travail, aux statuts et aux missions de la fonction publique, tout en voulant détruire simultanément l’ensemble des protections des salarié·e·s, que ce soit la Sécurité sociale, les retraites, le droit à la formation ou l’indemnisation du chômage.

L’histoire se répète toujours deux fois … Alors, allons savoir ?

En avril 1967, sous la présidence du général De Gaulle, le gouvernement décide d’agir par ordonnances. Celles-ci reprennent l’essentiel des propositions du CNPF (l’ancêtre du MEDEF) et s’attaquent à la vie des français.e.s et des salarié.e.s. Le recours aux ordonnances de 1967 est perçu comme une provocation.

Dès lors, des journées de grèves s’organisent et le rapport de force s’amplifie, c’était bien le début de quelque chose !

En 1968, par la lutte, les salarié.e.s font plier le général De Gaulle et le CNPF et le résultat revendicatif est des plus importants !

Cinquante ans plus tard, le 28 juin 2017, le gouvernement décide de réformer le Code du travail par ordonnances.

Les actions organisées principalement par la CGT n’empêchent pas que le 22 septembre 2017, des ordonnances d’une extrême gravité pour le monde du travail soient publiées.

Le MEDEF est tout heureux ! Echecs des actions menées ? Non. Insuffisance de participants ? Oui. Faut-il baisser les bras ? Certainement pas !

A l’appel de la CGT, l’action se poursuit notamment les 12 et 21 septembre 2017 y compris avec la participation de salarié.e.s de la CFDT, FO et CFE-CGC, mécontents de l’attitude de leurs confédérations.

Est-ce le début d’un grand mouvement ?

Le 28 septembre 2017, au côté des salarié.e.s en activité, il y a eu une journée d’action des retraité.e.s à l’appel de 9 organisations et associations.

N’est-il pas coutume de dire que « les petits ruisseaux font les grandes rivières » ?

Toujours en septembre, l’action des salarié.e.s du transport permet que certaines dispositions des ordonnances décidées par le gouvernement ne leur soient pas appliquées.

Le 10 octobre 2017, du jamais vu depuis 10 ans : les fonctionnaires ont agi contre les mesures gouvernementales qui s’accumulent contre eux à l’appel de toutes les organisations syndicales de la fonction publique.

C’est bien là le début de quelque chose !

Le 13 octobre 2017 à Paris, la fédération de la métallurgie CGT organise une manifestation pour dénoncer la remise en cause de nos conventions collectives ainsi que les ordonnances Macron.

Le 19 octobre 2017, nous étions nombreux mais pas encore assez à battre le pavé dans les rues de France.

La mobilisation est encore insuffisante, les grèves sont encore trop faibles.

De nombreux Français.e.s soutiennent les manifestations mais soutenir c’est bien, participer c’est beaucoup mieux !

Une intersyndicale s’est tenue le 24 octobre 2017 où les syndicats CGT, FO, Solidaires, FSU et les organisations d’étudiants UNEF, FIDL, UNL ont décidé d’une nouvelle journée d’action nationale le 16 novembre 2017 contre la politique ultra libérale du gouvernement.

Le cinquantenaire de l’année 1968 est proche, alors allons savoir ?

Pourquoi ne pas confirmer que l’histoire se répète toujours deux fois ?

Des milliers de salarié.e.s (actifs, chômeurs et retraités) en lutte, tous ensembles et en même temps, pourquoi pas ?

Toutes et tous à la manifestation jeudi 16 novembre 2017 à 11h30 de la gare de la Part Dieu (place Charles Béraudier) en direction de la place Bellecour.

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